vendredi 2 juin 2017

Oser être soi-même... en mieux : comment s'auto-coacher?

Petit guide d’auto-coaching, ou comment s’y prendre pour changer de façon durable un comportement au travail…
Vous sortez de l’entretien annuel avec votre boss, et son feedback est clair : « tu dois être plus organisé et mieux anticiper », ou peut-être « tu dois être plus percutant dans tes présentations». Vous devez travailler un point qui ne relève pas de la compétence technique métier, mais plutôt de ce que l’on appelle les « soft skills ».



Supposons que l’objectif soit clair et spécifique, et qu’il fasse du sens pour vous : vous êtes d’accord que c’est un point majeur à travailler, car il vous rend moins efficace aujourd’hui et pourrait bloquer votre évolution de carrière demain. Comment faire en sorte d’opérer un changement durable sur un point qui ne fait vraisemblablement pas partie de vos talents naturels ? Comment éviter que ce reproche vous soit encore fait à l’évaluation suivante dans quelques mois ?

A nous de prendre notre développement en main, n’attendons pas que nos managers le fassent pour nous. Je conseille souvent de prioriser 1 ou 2 objectifs de développement personnel, et de bloquer un temps régulier, une fois par semaine, pour prendre rendez-vous avec soi-même, faire le bilan de ce qui a marché ou pas, et planifier les actions suivantes.
Pour établir un plan de développement efficace, une règle utile à connaître est celle des 70/20/10 :

  • 70% des progrès viennent d’expériences pratiques au sein de son job
  • 20% viennent des interactions avec des personnes importantes pour nous (boss, mentors, collègues « role models »)
  • 10% (seulement) viennent de la formation sous toutes ses formes (en salle, avec des livres, des vidéos, des articles, etc..)

70% On-the-job Learning
La partie la plus importante du plan de développement consiste donc à trouver le plus possible d’occasions au travail, et pourquoi pas dans nos vies personnelles, pour pratiquer le nouveau comportement souhaité : dans le cadre de nos projets actuels, mais aussi en demandant à participer à des nouveaux projets qui vont nous faire sortir de notre zone de confort et solliciter la compétence à travailler.

Il est en général plus efficace de viser les PPPP, Plus Petits Pas Possibles, pour se mettre dans une dynamique positive qui incite à continuer, plutôt que de se mettre la barre trop haut et de se démotiver.

Si vous en avez la possibilité, demandez à un collègue ou à votre boss de vous observer en action et de vous faire un feedback centré sur la compétence que vous cherchez à développer.

Soyez patient avec vous-même : c’est souvent par des erreurs et des tâtonnements qu’on apprend le plus, et les compétences soft skills s’acquièrent rarement en 2 ou 3 semaines.

Réfléchissez aux  opportunités d’utiliser vos points forts naturels pour développer votre point faible : par exemple, utiliser sa créativité pour créer des présentations plus impactantes. Cela permet en général d’injecter de l’énergie, du plaisir et du fun dans votre activité de développement, et donc de soutenir la motivation.

20% Learning par des interactions avec des personnes clés
Votre boss direct est là pour vous encourager et vous aider. N’hésitez pas à le solliciter en partageant régulièrement votre plan de développement et vos progrès.

Nous apprenons souvent par imitation. Il peut être très utile d’identifier des personnes qui sont des stars dans la compétence que nous cherchons à développer (des « role models »), et décortiquer leurs façons de faire pour emprunter celles qui nous conviennent le mieux.

Le mentoring interne est également un outil très efficace, et de plus en plus proposé par les grands groupes. Il s’agit d’échanges en entretiens individuels avec une personne plus expérimentée et plus « neutre » que votre boss, en centrant les discussions sur vos points de développement. Très riche si vous prenez le soin de vraiment vous impliquer dans cette relation ! A noter que ce mentoring peut être formalisé (s’il existe un programme dans votre entreprise, ou par votre réseau d’alumni) ou informel, comme c’est souvent le cas avec des personnes qui ont été par le passé nos boss, et que nous pouvons solliciter par la suite pour des avis et des conseils.

10% Learning par la formation (sous toutes ses formes)
Une formation en salle, un livre, une vidéo ou un article peuvent susciter des prises de conscience et vous équiper d’outils utiles. Mais l’ancrage de la nouvelle compétence ne se fera que par son utilisation répétée dans le job au quotidien (les fameux 70%).

« La plus grande erreur que vous puissiez faire dans votre vie, est d’être continuellement effrayé que vous allez en faire une. » Elbert Hubbard.  C’est en nous autorisant à essayer des nouveaux comportements, même s’ils sont maladroits au début, que nous nous donnons toutes les chances d’accélérer notre développement professionnel et personnel.

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