vendredi 12 mai 2017

Influencer des pairs: l'histoire des 2 ânes

Avec la globalisation de l’économie, les structures matricielles ou en mode projet se sont multipliées dans les grands groupes internationaux, et avec elles, leur lot de frustrations :
« J’ai l’impression qu’avant d’initier le moindre projet, je dois demander l’avis de la terre entière, y compris celui de personnes qui n’ont aucune connaissance de mon business. »

« Les personnes que je dois influencer pour faire avancer mon projet semblent avoir des priorités complètement différentes des miennes, comment puis-je les convaincre ? »
« Quand mon boss local dit blanc, mon boss fonctionnel dit noir. Je suis au milieu, que dois-je faire?»

Petite réflexion sur le sujet à partir de l'histoire des 2 ânes :


Qu’ont fait les ânes pour mériter leur pitance ?
Au lieu d’être fixés sur un seul objectif à très court terme (le tas de paille juste devant leurs yeux), les ânes ont choisi de prendre du recul pour évaluer l’ensemble des opportunités.
Au lieu de se mettre en position de concurrence (« moi contre lui », « nous contre eux »), les ânes ont choisi de collaborer autour d’un objectif commun.
Les ânes ne pourront manger que s’ils ont construit une relation forte avec une confiance mutuelle

Quelles leçons nous enseignent les ânes pour naviguer dans des organisations de plus en plus complexes et faire avancer nos projets ?

Leçon n°1 : identifier une base commune de motivation et d’intérêt avec les parties à influencer.
Au-delà des intérêts spécifiques de chacun, qui peuvent diverger à court terme, on arrive généralement à trouver un alignement sur des objectifs plus larges de la société. La structure matricielle ne fonctionne que si les personnes adoptent une mentalité de coopération, et non de compétition. Ecouter et comprendre le point de vue de l’autre pour le prendre en compte dans la solution finale proposée, telle est la recette gagnante.

Leçon n°2 : définir une vision globale, positive et mobilisatrice pour nos projets.
Il s’agit de mettre en perspective ses propositions pour leur donner du sens, dans le cadre d’une vision générale et globale, et non au coup par coup et avec un prisme uniquement local.

Leçon n° 3 : investir le temps nécessaire pour créer un climat de confiance réciproque.
Les personnes qui réussissent dans des structures matricielles ont pris le temps de construire un réseau professionnel de qualité, sur lequel elles peuvent s’appuyer pour influencer positivement l’organisation. La confiance qu’elles ont su créer s’appuie généralement sur des compétences, des valeurs, des comportements qui démontrent leur fiabilité et leurs qualités humaines.

Construire des relations de qualité avec des personnes souvent éloignées géographiquement et/ou culturellement est difficile, mais c’est le passage obligé pour s’épanouir dans des structures internationales complexes.

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